Dienstag, 31. August 2010

Leitartikel der Nr. 34 von Red Sun (französisch).

Freunden haben uns den auf französisch übersetzten Leitartikel des Magazins Red Sun (Sol Rojo) geschickt.


EDITORIALE


Nous saluons le brillant succès de la campagne internationale du parti communiste du Pérou avec pour thème: appliquer le maoïsme et écraser le révisionnisme! Combattre le crétinisme parlementaire!

Ce nouveau numéro de la revue, El Sol Rojo no 34, est dédié à la campagne internationale qui se déroule actuellement sous l’égide du Parti communiste du Pérou (PCP), grâce à l’appareil du parti, le Mouvement populaire du Pérou (MPP).

Cette campagne a débuté le 17 avril de cette année avec la Conférence internationale de Stockholm et s’est poursuivie avec la Conférence internationale de Madrid. La campagne a été menée grâce un solide fondement idéologique et politique par le parti et corroboré par le développement de la guerre populaire au Pérou.

La campagne sert la propagande de la guerre populaire au Pérou que dirige le PCP en appliquant le marxisme-léninisme-maoïsme, pensé par Gonzalo et grâce auquel le Parti trouve des solutions à tous les nouveaux problèmes qui se présentent sur le chemin de la révolution, à savoir comment maintenir le cap et comment défendre et développer le nouveau Pouvoir, objectif principal du maoïsme. C’est le parti qui dirige cette campagne et qui la soutient avec la guerre populaire et le MPP.

Le début de la campagne puis son développement a écrasé toute tentative de l’isoler, de la saboter ou de faire le vide principalement autour de tous ceux qui se disent « maoïstes » mais sans guerre populaire et sans nouveau Pouvoir. Cela prouve que le PCP soutient la révolution mondiale, mais qu’il peut aussi compter sur ses propres forces, écrasant tous ceux qui prétendent imposer leur propre vision du maoïsme. Cela démontre aussi que la politique que mène le Parti dans le pays est valable partout.

La campagne sert aussi à renforcer notre présence à l’étranger, pour soutenir et imposer le maoïsme et écraser tout nouveau révisionnisme, en combattant le crétinisme parlementaire, partie prenante du plan impérialiste des « accords de paix », qui s’ajoute à leurs génocides pour obtenir une capitulation du peuple.

Cette campagne internationale a ceci de spécifique qu’elle consolide, ainsi que le Parti, les bases au « service du saut que la révolution mondiale réclame ».

Tous les partis ainsi que toutes les organisations du mouvement communiste international, et en son sein ceux qui appartiennent au MRI ont aussi été informés que le PCP « demande la réunion d’une Conférence Elargie du MRI avec la participation de tous les membres, avec à l’ordre du jour notre position sur les points suivants :

1.- Bilan de l’application du maoïsme. Les fondamentaux du maoïsme et la Grande Révolution Culturelle.
2.- Expérience du prolétariat international, principalement de ceux qui développent la Guerre Populaire.
3.- La lutte contre le révisionnisme aujourd’hui.

C’est la position claire et ferme de notre fraction au sein du mouvement communiste international parce que systématiser l’application du maoïsme est une nécessité pour les communistes du monde entier, et nous l’appliquons depuis le triomphe de la Révolution Chinoise, avec à l’esprit la position du PCP qui a défini le maoïsme comme nouvelle, troisième et suprême étape du marxisme. Etre marxiste aujourd’hui, c’est être maoïste ».

Nous avons réalisé à travers les messages et les salutations reçues après la convocation de la Conférence de Stockholm et Madrid, que des partis et des organisations de différents pays ont répondu à l’appel. Malgré quelques divergences sur la forme, ils sont en train de valider la position du PCP et l’agenda qu’il propose. Nous les mettons à la disposition de nos lecteurs dans ce numéro de Sol Rojo.

Cette campagne se développe au sein même de la campagne pour imposer le maoïsme comme unique commandement et guide de la révolution mondiale.

Avec le développement de la guerre populaire au Pérou, le PCP se met au service de la révolution mondiale en confirmant la validité universelle du maoïsme. Pour qu’au final, le maoïsme puisse prendre la tête de la révolution mondiale.

Ainsi que nous l’enseigne le président Gonzalo, les communistes sont les composants d’une seule classe dans le monde entier, ils sont partie intégrante du prolétariat international qui essaime avec le même intérêt de classe et avec un destin indissolublement lié. C’est pourquoi nous devons prendre la tête de l’internationalisme prolétarien. Une révolution spécifique doit toujours être considérée comme étant liée à la révolution mondiale, d’autant plus que nous nous développons dans la nouvelle ère qui a débuté avec la Révolution d’Octobre, et plus précisément en 1917, glorieuse révolution s’il en est et à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire.

Nous communistes, devons contribuer à la révolution mondiale en développant la guerre populaire. Ainsi que le président Gonzalo l’a répété à différentes occasions, il existe dans le PCP et cela depuis Mariátegui une vraie tradition de préoccupation pour l’internationalisme prolétarien. Parce que si nous ne pensons pas au communisme, nous ne pouvons pas être communistes. Le communisme n’aura lieu pas dans un seul pays, il aura lieu partout dans tout le monde ou n’aura lieu nulle part. La tendance historique c’est qu’il se réalisera. De cela, nul ne nous fera douter.

Notre guerre populaire a fait voler en éclats le grand mensonge de la réaction qui prétendait que la guerre était vaincue. Nous avons lutté, écrasé une puissante contrerévolution et surmonté le génocide, nous avons traversé des rivières de sang pendant plus de 30 ans, et toutes ces années de développement de la guerre populaire en Pérou ont montré au monde entier que cette guerre est victorieuse et invincible, qu’elle apporte le meilleur et qu’elle a su, par l’héroïsme qu’elle procure, qu’elle forge et qui la maintient vivante, trouver de nouveaux partisans parce que son idéologie marxiste-léniniste-maoïste, telle que pensée par Gonzalo pour le Pérou, est motivée et mue par des convictions solides. Seuls des hommes profondément convaincus peuvent changer le monde. Ce n’est pas du fanatisme, ce sont des convictions soutenues par une passion et une volonté inextinguibles. C’est aussi la preuve que nous pouvons dire que la puissante idéologie que nous servons dans le monde, le marxisme-léninisme-maoïste, principalement maoïste, peut guider et diriger la révolution mondiale. La guerre populaire confirme que l’idéologie n’a pas été vaincue comme le prétendait et en rêvait l’impérialisme, le révisionnisme et la réaction mondiale. Malgré toutes les campagnes contrerévolutionnaires générales, notre idéologie existe toujours et elle monte en puissance.

La guerre populaire au Pérou, comme toutes les autres qui sont en marche ou en préparation, témoigne que notre idéologie, le maoïsme, est en train de s’incarner dans le prolétariat international et parmi les peuples du monde en générant des Partis Communistes d’un nouveau genre.

L’expérience de la guerre populaire au Pérou est une preuve pour le monde entier de l’application des fondamentaux du maoïsme, la conquête et la défense du nouveau pouvoir. C’est sur cette base que le parti soutient le débat sur l’application du maoïsme pour écraser le révisionnisme et combattre le crétinisme parlementaire. Et ce débat est une nécessité pour le mouvement communiste international, et à l’intérieur de celui-ci, pour le mouvement révolutionnaire internationaliste (MRI). Le parti est en train de promouvoir la participation au débat des organisations révolutionnaires et des partis communistes de différents pays du monde. Ce plan – lancer le débat – avec les points cités dans l’agenda politique et dans le document du CC du PCP à la conférence internationale de Stockholm se concrétisera cette année et continuera l’année prochaine.

La situation nationale et internationale est favorable pour avancer dans ce combat. Il faut partir du principe que l’organisation doit suivre la question idéologique et politique et de cela dépend la fluidité de la guerre populaire, et tout cela a aussi une influence positive et directe sur tout le mouvement communiste international (MCI). Lors de la capture du président Gonzalo en 1992, la tendance de droite du parti a pleuré la perte du président, puis a été récupérée et nourrie par la CIA en 1993 avant de se restructurer et de favoriser les « accords de paix », toujours manipulés par le SIN-CIA. De 1999 à 2000, après « Feliciano (LOD) », le c. Avakian et la Cia se sont approchés avec intérêt de la guerre populaire au Népal, contribuant ainsi à sa conversion vers le capitulationnisme. C’est à ce moment-là que le MRI est entré en crise. Aujourd’hui, ils subissent de plein fouet le contrecoup des problèmes au Pérou et au Népal et ils ne peuvent pas prendre position comme ils auraient dû le faire. D’autres veulent survivre et ils essaient d’obtenir des informations sur le PCP, ils veulent savoir quelle est notre situation.

En 2010, la guerre populaire a maintenu son cap, la LOD se présente aux élections, elle se démasque d’une manière grotesque.

Le c. Avakian et le PCR-USA et les autres ne peuvent pas se maintenir, parce que il n’y a plus rien dont ils peuvent tirer profit et qu’ils cherchent d’autres moyens. C’est pour cette raison que le c. Avakian suggère que le MCI soit assujetti à sa fameuse « synthèse », à savoir entre autres l’union avec les révisionnistes de tout genre.

C’est aussi pour cette raison que la campagne internationale du PCP est juste, de même qu’une campagne spécifique à la campagne pour le maoïsme, pour l’imposer comme unique commandement et guide de la révolution mondiale. C’est le moment approprié pour une avancée audacieuse au Pérou et à l’étranger. La situation nationale et internationale est favorable pour une telle avancée, les vents nous sont favorables. Les nouveaux révisionnistes à l’étranger ainsi que les rats de la LOD au Pérou devront changer d’arguments pour leur participation aux élections ou pour s’enfoncer dans le crétinisme parlementaire.

Tout cela démontre que les nouveaux révisionnistes se précipitent, cherchant à s’accommoder de la situation au Pérou, au Népal et partout ailleurs. C’est au contraire le rôle des maoïstes du monde entier de montrer qu’au Népal, il n’y a pas eu d’abandon. Il s’agit plutôt d’une application fausse du maoïsme. Pour que cela serve d’exemple aux maoïstes, pour ne pas s’enliser dans ce même chemin, il faut nous recentrer sur les fondamentaux du maoïsme que sont la conquête du pouvoir et sa défense par la guerre populaire.

C’est donc aussi la tâche des maoïstes de chercher à s’organiser autour des guerres populaires qui se développent dans le monde entier. C’est à cela que sert la campagne internationale actuelle du PCP. Cet engagement montrera au monde entier que les nouveaux révisionnistes s’égarent sur le chemin obsolète des élections et que les maoïstes du monde sont pour initier et développer des guerres populaires.

Nous ne sommes pas dans le repli stratégique de la révolution mondiale comme le suggère la LOD. Nous devons être clairs : la réaction a voulu utiliser l’isolement du président Gonzalo pour faire croire qu’il était à l’origine de la théorie du « repli stratégique » au Pérou et dans le monde, en prétendant aussi que c’était lui qui détenait les fondamentaux du choix de ce repli et que c’était le rôle du c. Avakian de les avaliser et que le comité du MRI était chargé de lancer la propagande. C’est ainsi que la réaction a fait avaler ce mensonge au parti communiste du Népal pour qu’il renonce à toute violence révolutionnaire.

La réaction a rêvé que les guerres populaires s’arrêtent et aujourd’hui ils veulent médiatiser le nouveau révisionnisme dans le processus électoral. Peu importe le genre de parti qui participe aux élections pourvu qu’il défende non pas sa constitution mais leur vieille forme d’Etat.

En maintenant son cap, la LOD s’enfonce avec l’appui et l’aide médiatique de la réaction, mais certains réactionnaires voient cela comme un affront. Ils se sentent blessés, tout en donnant au final leur aval à la LOD en disant « qu’ils se soumettent au vieil ordre démocratique ». Leur grand mensonge, à savoir l’utilisation du président Gonzalo pour faire croire que c’est lui qui théorise « le repli » a échoué, ainsi a aussi échoué le nouveau révisionnisme, la désactivation du CoRIM en est la démonstration.

Nous devons démasquer tous ceux qui ont servi ce sinistre plan impérialiste et travailler pour unifier les communistes révolutionnaires du monde entier. Tous les communistes ont l’expérience, preuve à l’appui l’histoire du MCI. Il existe des lettres du PCCH dirigées contre les révisionnistes du PCUS qui ont suscité une grande polémique. Il existe aussi un film de Costa Gavras, L’Aveu (1970) avec Yves Montand qui raconte l’histoire d’un dirigeant communiste tchèque contre lequel les révisionnistes ont construit un spectacle de propagande, un grand mensonge basé sur les déclarations de détenu qui va avouer contre ses propres convictions. En voyant ce film, à l’époque déjà, le président Gonzalo nous avait avertis : les révisionnistes vont faire la même chose avec nous. Puisque nous sommes communistes et membres du parti international, nous avons de l’expérience et nous ne sommes pas surpris par leurs montages et leurs mensonges qui parlent de « reddition » et d’application de politiques déjà dépassées et qui ont échoué. Mais si, même au Pérou et malgré un contexte très dur, les communistes ont persisté dans le développement de la guerre populaire, c’est qu’ils ont démontré qu’ils se battent pour le communisme. Aussi, les communistes et révolutionnaires du monde entier doivent-ils se battre pour leur unité en développant des guerres populaires.

C’est pour tout cela que le Sol Rojo salue le brillant succès de la présente campagne internationale du PCP, qui se développe grâce au MPP, qui en est train d’asseoir ses bases pour « servir à donner l’assaut que la révolution mondiale réclame ».

La rédaction de la revue Sol Rojo
Juin 2010